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Historia

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Les Arts et la culture : peinture, littérature, histoire, voyages.. Mon choix est personnel et subjectif, car je choisis ce que j’aime et ce qui me plaît.


La Croatie et ses trésors cachés

Publié par Clara sur 12 Novembre 2020, 13:34pm

Catégories : #VOYAGE

La Croatie et ses trésors cachés

Avec sa forme de croissant de lune, ce petit pays assure une transition parfaite entre l'Europe centrale et la Méditerranée. De Zagreb, sa capitale, à la côte adriatique, elle révèle des merveilles aux plus curieux. 

Que faut-il voir en Croatie ? Quels sont les villes, les îles, les sites immanquable pour découvrir ce petit pays que quatre millions d'habitants, au croisement des influences slaves, autrichiennes, méditerranéennes et orientales ? Dubrovnik ? Split ? Si belles et si populaires....mais si encombrées de vacanciers, même en arrière saison ! La Croatie offre bien d'autres splendeurs, et un calme rare pour une destination européenne. Sur le millier de kilomètres de littoral bordé par mille îles, au coeur de la vaste plaine du Danube aux accents ruraux, la Croatie livre une carte aux trésors qui semble sans fin ....

~ZAGREB LA DOUCE ~

Impossible de faire l'impasse sur Zagreb, son charme discret est la première surprise. 

Place Saint-Marc

Le berceau historique se concentre dans la ville haute, sur deux collines qui se dont développées à partir du XIe siècle et longtemps rivales. Celle de Kaptol concentrait le pouvoir spirituel autour de sa cathédrale Saint-Stéphane ;  Gradec et sa place Saint-Marc (qui n'a de vénitien que le nom) était une cité royale libre. La ligne de démarcation passait par l'actuelle rue Tkalciceva, autrefois un cours d'eau. Pour y accéder, on emprunte "le retardataire", surnom du funiculaire qui fonctionna longtemps à la vapeur. Au XIXe siècle, s'est ajoutée la ville basse, autro-hongroise, avec des palais néoclassiques ornés d'effigies mythologiques. Un hymne à la modernité.  

Sillonnée de tramway bleus (7 jours sur 7 et 24 h/24 ), Zagreb est une ville du sud qui aime jouer les prolongations : dans les tavernes (et encore quelques cafés socialos), où l'on est initié aux cépages slavons et dalmates ; dans d'anciens cinémas reconvertis en espaces culturels, prompts à improviser un concert, pour un dernier verre. Ambiance de la nuit. 

Longtemps éclipsée par Dubrovnick et Split, Zagreb est revenue sur le devant de la scène. Depuis notamment en 2009 du musée d'Art contemporain qui lui a fait gagner ses galons de capitale artistique des Balkans. Un bâtiment dont on prend congés, du dernier étage, par ....un tobogan géant ! 

Hôtel Esplanade

Avant de quitter la ville, on s'arrête encore à l'hôtel Esplanade, bijou Art déco construite pendant les années folles pour les voyageurs de l'Orient-Express, mais aussi au jardin botanique qui le jouxte, aux puces de Britanski pour une chasse aux trésors et au musée des Cœurs brisés, un palais baroque où sont exposés des objets racontant chacun une histoire d'amour qui a mal fini. 

~UNE FORÊT ENCHANTÉE ~

La Croatie est un pays montagneux, idéal pour les randonneurs. La Via Dinarica est un chemin de grande randonnée où la montagne tutoie la mer, de L'Istrie tout au nord jusqu'à la frontière monténégrine, en passant par les Alpes dinariques. Il nous mène au parc de Plitvice, à mi-chemin entre Zagreb et le littoral : 16 lacs, 92 cascades qui les relient et une multitude de ruisseaux et de torrents. Cette forêt enchantée serait l'œuvre de la Reine noire, divinité qui régnait sur les lieux quand derrière chaque arbre se cachait un elfe ou une sylphide. Lors d'une terrible sécheresse on fit appel à elle. La reine versa deux larmes qui furent à l'origines des actuelles rivières noire et blanche, sources des lacs. Lorsque la Croatie fut rattachée à l'Empire austro-hongrois au XVIIe siècle, de nombreux Serbes orthodoxes, fuyant le joug turc, s'y réfugièrent. La région fut baptisée le "jardin du diable". Trois siècles plus tard, les "Pâques sanglantes de Plitvice" en mars 1991, conduiront au démantèlement de la Yougoslavie. On peine à s'imaginer tant de sang et de larmes en parcourant les paisibles sentiers de ce parc méditerranéen, 60 km de la côte à vol d'oiseau, et montagneux entre 350 m et 1300 mètres d'altitude. La biodiversité se mesure à la richesse de la flore, près de 1 300 espèces, et les lacs se colorent en bleu, vert ou turquoise selon les saisons. Côté faune, on retiendra le présence de trois grands prédateurs : le lynx, le loup et, surtout l'ours avec une centaine d'individus. Autre curiosité : un rempart de verdure qui semble infranchissable. C'est Corkova Uvala, 84 hectares d'une forêt originelle qui couvrait l'Europe au néolithique. On y croise les arbres les plus vieux de Croatie, sapins, hêtres, épicéas, et les plus grands, jusqu'à 58 mètres de haut et presque 5 mètres de circonférence...

~ZADAR OU LE VENT DE L'HISTOIRE ~

Direction la côte dalmate, avec une halte dans le parc de Paklenica, sur le massif du Velebit.

Un autre univers, fait de roches arides et de canyons (certains s'élèvent à plus de 400 m), d'où émergent des figuiers sauvages et au fond desquels coulent des bras de mer. Il a servi de décor à de nombreux westerns. Soudain surgit Zadar

La vieille ville, recluse dans une presqu'île fortifiée, concentre plus de trois mille ans d'histoire. Et de nombreuses influences : illyrienne au commencement, puis romaine, vénitienne, autrichienne, napoléonienne en 1806, italienne et yougoslave avant d'épouser, en 1991, la république de Croatie. Cette destinée a laissé de beaux restes : colonnes romaines, remparts, tours de garde et bastions moyenâgeux, églises romaines, palais Renaissance et austro-hongrois, immeubles mussoliniens...On se croirait tantôt à Vienne, tantôt à Venise ou à Rome. Si Zadar doit les débuts du tourisme et ses nombreux cafés aux Autrichiens, elle cultive une nonchalance toute méditerranéenne sous les pins, les tamaris, les platanes et les palmiers, dans des hôtels de charme et sur des plage en centre-ville. La cité semble bien décidée, par contre, à ne plus se laisser envahir, allant jusqu'à se délester du trop-plein de visiteurs sur l'île d'Ugljan qui lui fait face.

~LA POÉSIE DES ÎLES~ 

Les îles en Croatie sont un monde à part et chacune possède son identité. Pas facile de choisir ! Il y a bien sûr, Hvar, l'un des plus belles et la plus touristique. Mais aussi un constellation d'îles et d'îlots, plus de mille, petits paradis encore protégés des foules estivales. Notre petit catamaran de la compagnie Jadrolonij quitte Zadar pour rejoindre, 2 h 45 plus tard, Losinj, dans le golfe de Kvaner. ▼

l'Apoxyomène

Le trésor de cette île de 75 km² est une exceptionnelle statue en bronze de plus de 2 000 ans, L'Apoxyomène (athlète se nettoyant après l'effort), découverte en 1996 par 20 mètres de fond dans un état de conservation exceptionnel : il ne lui manque que l'auriculaire de la main gauche. Dans l'Antiquité, les îles jumelles de Crès et de Losinj étaient connues sous le nom d'Absyrtides, tiré du mythe des Argonautes et de la Toison d'or. Quelques siècles plus tard, le Tout-Vienne, l'archiduc François-Ferdinand en tête, avait pour habitude d'y séjourner pendant l'hiver pour se refaire une santé. On la surnommait alors "L'île de la vitalité". Le charme opère toujours, sur ses 250 km de sentiers, dans ses criques et sur ses plages de rêve pour la pratique de sports nautiques ; 300 000 arbres furent plantés et des architectes viennois y édifièrent des villas de style Art nouveau et Sécession. Le village d'Osor, plongé dans la torpeur, fut au Moyen Age une capitale florissante, le fief d'armateurs fortunés. Avant d'être supplanté par Veli Losinj, aujourd'hui un petit port qui ressemble étonnamment au Saint-Tropez des années 1950. L'île de Losinj est prodigue en surprises. Savez-vous que ses eaux hébergent la plus importante communauté de dauphins de l'Adriatique, plus d'une centaine.... 

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